CASINO ROYALE

Publié le par subwheat

Avez-vous vu le dernier James Bond ? Il était prémonitoire en quelque sorte...lorsque les joueurs sont autour de la table, 007 se fait plumer ! Heureusement, son ami de la CIA (vous savez, ceux qui ont fomenté le coup d'état au Chili, l'assasinat d'Ernesto Guevara de la Sera, et tant d'autres méfaits) vient à son secours avec une jolie enveloppe. Et bien aujourd'hui, les états sont obligés de remettre de l'argent sur la table pour que les joueurs puissent tranquillement continuer leur partie de poker. A la différence près que les opérateurs boursiers contrairement aux joueurs de poker du dimanche misent parfois beaucoup plus que ce qu'ils ont réellement. Pour comprendre les pertes abyssales des marchés, il faut comprendre un mécanisme simple qui est à la base du système économique : l'effet levier. Il nécessite un nombre assez restreint d'opérateurs pour pouvoir fonctionner en circuit fermé. Ce principe permet de "créer" de l'argent à chaque fois qu'une dette est contractée. Par exemple, à partir d'une quantité de fonds propre (x), un opérateur financier aura la possibilité de créer jusqu'à 0,5(x) d'argent virtuel. Cet argent ne correspond pas à de l'argent existant, mais à de l'argent futur. Grâce à la titrisation, les fonds ainsi créés se négocient sur le marché et peuvent prendre de la valeur grâce à la spéculation. En faisant grossir la bulle du crédit, on fait mathématiquement grossir la bulle financière. Tant que le crédit fonctionne, tout va bien. Mais l'accroissement de la quantité d'argent à pour corrolaire l'inflation (cette dernière étant artificiellement masquée par une abondance de biens produits à bas coûts). Or, les salaires n'augmentant que très peu, la capacité de crédit atteint vite ses limites. Les banques ne manquant ni d'imagination, ni d'avidité ont alors inventé les emprunts pour les pauvres (subprimes, crédits à la consommation, credit revolving). Lorsque les crédits ne sont plus payés, l'argent virtuel cesse d'exister. Du coup les porteurs de fonds toxiques se mettent à vendre en masse, provoquant un manque de liquidité (en fait c'est l'effet de masse qui crée la crise, comme si tous les épargnants allaient retirer leurs dépôts). 1929 était déjà une crise liée à la dérégulation. Des produits bancaires douteux ont mené à une banqueroute du système et certains opportunistes ont profité de la ruine de l'économie réelle pour racheter des pans entiers de l'industrie.

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