Big Brother

Publié le par subwheat

En ce moment est examiné au Sénat le projet de loi "Création et Internet" qui cherche par tous les moyens à empêcher le piratage d'œuvres présentes sur le réseau.

Sur le fond de l'affaire, il est normal de chercher à protéger les ayants-droits. L'économiste Elie Cohen avait déjà théorisé la nouvelle marche du monde dans son ouvrage "Richesse du monde, pauvreté des nations" en pointant le rôle créateur de valeur ajoutée des pays occidentaux face aux fonctions productivistes des pays émergents. Or, qu'y a t'il de plus facile à pirater que de la valeur ajoutée ? On peut aisément contrefaire une marque, voler une idée, spolier un brevet, détourner une norme...et bien sûr télécharger un film, une série, un livre, de la musique etc...

Pour protéger la richesse indispensable à l'économie (et potentiellement illimitée) que constitue cette valeur ajoutée, le gouvernement se dote de lois, or dans le cadre d'internet, ces lois peuvent difficilement être applicables sans recours à des méthodes que d'aucuns peuvent juger "liberticides".
 
C'est le cas d'une proposition visant à installer une communication directe entre chaque ordinateur relié à l'internet et la base de données d'un éditeur de logiciel privé afin de pouvoir prouver devant un tribunal que l'internaute accusé de piratage avait bien mis en œuvre les moyens de protection (bientôt obligatoires), empêchant de fait tout recours.

Cette proposition n'est pas dangereuse en soi, mais elle ouvre la porte à des pratiques d'un nouveau genre : La surveillance systématisée des ordinateurs par des spywares "légaux"...

En outre, il est très simple pour qui maîtrise un peu l'informatique de contourner cette mesure.

Source : Le Sénat veut installer un spyware sur tous les ordinateurs par Guillaume Champeau 

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