Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /Nov /2008 13:43
Nous vivons dans un laboratoire grandeur nature.

Je tenais à revenir sur l'un des aspects les plus importants de la manière dont les lois liberticides sont insidieusement mises en place : 

La démarche pro-active des citoyens

En effet, l'adhésion aux moyens techniques potentiellement liberticides n'est en rien le fait d'une contrainte "visible" telle que pourrait l'être un gouvernement autoritaire. 
Non, dans nos sociétés modernes, on se jette dans la gueule du loup, tel une meute de lemmings se dirigeant vers le bord de la falaise (même si le cliché est galvaudé). 

Si nous avons aujourd'hui un téléphone portable, une connexion internet, le wifi, un GPS, une carte bleu et une carte vitale munies de puces éléctroniques...c'est bien parce qu'à un moment donné nous avons signé pour les avoir, parce que nous le voulions bien. Or, notre adhésion à ces nouveaux moyens techniques rend possible toutes les formes de surveillances de l'individu en temps réel, ou à posteriori par le traçage et le recoupement des données que notre intuition nous pousse à condamner...voire à combattre ! 

Mais alors, quelle est la contrainte qui nous pousse si fortement à nous placer de notre plein gré en situation de "surveillable" ? 

Cette contrainte est à mon sens exercée par le plus grand outil de manipulation existant : le marketing, lequel englobe une foule de procédés manipulatoires allant du story-telling, au princing, en passant par le data-mining, le social engineering, le knowledge management, l'analyse stratégique, l'analyse transactionnelle, la PNL, le profililng etc... !) 

Mesdames, messieurs, nous sommes des petites souris de laboratoire et l'on s'attelle de longue date à nous façonner une pensée toute prête, au service des nouveaux dieux marchands omniprésents et omnipotents que sont les grandes multinationales... 

Le pire, c'est que nous ne pourrions nous passer de ces artefacts technologiques qu'aux prix d'un douloureux sevrage ! 

Ce qui est certain, c'est que si internet est encore un territoire grâce auquel une importante quantité d'idées peut-encore être échangée, 

1) Cela risque de ne pas durer 

2) Contribuer dans le cyberespace ne remplace un aucun cas l'action politique 

3) L'éclatement des idéaux collectifs au profit des idées individuelles empêche toute concrétisation dans le réel del'esprit de résistance 

Conclusion, il n'y a que trois alternatives : 

- L'attentisme militant (On continue de s'exprimer jusqu'à ce que toute forme de pensée "libre" finisse par rejoindre le domaine de l'invisible) 
- Le militantisme de résistance (En sachant bien que toute démarche visant à des infrastructures est d'ores et déjà considérée comme une entreprise terroriste)
- L'action collective concertée (Grève généralisée, boycott, etc...) à mon sens de loin la meilleur méthode... 
Par subwheat
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Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /Nov /2008 15:12
Avis à tous les leaders d'opinions et les lanceurs d'alertes... 

Les années de plomb sont de retour...et oui, le seul métal qui ne fait pas bling bling revient sur le devant de la scène ! 

Mais pourquoi diable ces enragés s'en prennent aux infrastructures de l'état ? Mais oui, bien sûr...car c'est le seul moyen de s'engager dans une forme de lutte radicale (les partis et les syndicats ne parvenant pas à défendre les intérêts du peuple) sans faire (à priori) de victimes...juste des dégâts matériels symboliques. 

Sauf que les gars en question, on a vite fait de les taxer de terroristes, alors que quand leurs ancêtres maquisards faisaient la même chose pour couper les lignes téléphoniques de l'ennemi...là on parlait de résistants ! 

La mission des Etats est "le maintient de la paix sociale"...pas la mise en place du bonheur des peuples, non, "le maintient de la paix sociale" ! 

Donc, tant que la situation n'est pas à proprement parler "explosive", et que la masse dispose en abondance de nourriture et de divertissement...l'état fait son boulot. 

Lorsque la situation tourne à la crise...certains "autonomes" font pêter les bombes "maison"... 

Simple rappel de l'histoire, les factions soi-disant autonomes, nationalistes et/ou anarchistes ont souvent (pour les plus violentes d'entre elles) été des instruments de vendetta politiques, d'assassinats de présidents et ils ont bien souvent été le prétexte à de nombreuses guerres...voir ici ou encore ... 

En plus, c'est toujours intéressant politiquement d'avoir ce genre d'ennemi, diffus, caché, impossible à identifier tant ses ramifications sont obscures...la France à peur ! 

Pour finir, il est à noter que de toutes façons, le "comité invisible" était déjà connu et surveillé par les RG (qui n'ont bien entendu rien fait pour empêcher leurs exactions)...et que si le chef d'inculpation "d'association de malfaiteurs dans une entreprise terroriste" est retenu, le comité risque de passer une vingtaine de 22 mars à l'ombre...un bel exemple pour la jeunesse ! Que les médias reprennent tous en chœur, stigmatisant à la vitesse de la lumière ces ultras-gauchistes-terroristes !

De l'art de mettre l'emphase sur la petite paille "autonome" qui a le courage de sa révolte...quand la poutre "mondialisation" continue à ravager les plus faibles... 

Mettre 20 flics sur ce genre de bande, les RG savent faire...(même si ils laissent faire). 

Mais pour surveiller les cols blancs qui détournent des milliards d'euros vers les paradis fiscaux...tiens, c'est curieux, il n'y a plus personne ! Pas d'arsenal juridique, rien...le néant ! 
Par subwheat
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Lundi 27 octobre 2008 1 27 /10 /Oct /2008 15:21
En ce moment est examiné au Sénat le projet de loi "Création et Internet" qui cherche par tous les moyens à empêcher le piratage d'œuvres présentes sur le réseau.

Sur le fond de l'affaire, il est normal de chercher à protéger les ayants-droits. L'économiste Elie Cohen avait déjà théorisé la nouvelle marche du monde dans son ouvrage "Richesse du monde, pauvreté des nations" en pointant le rôle créateur de valeur ajoutée des pays occidentaux face aux fonctions productivistes des pays émergents. Or, qu'y a t'il de plus facile à pirater que de la valeur ajoutée ? On peut aisément contrefaire une marque, voler une idée, spolier un brevet, détourner une norme...et bien sûr télécharger un film, une série, un livre, de la musique etc...

Pour protéger la richesse indispensable à l'économie (et potentiellement illimitée) que constitue cette valeur ajoutée, le gouvernement se dote de lois, or dans le cadre d'internet, ces lois peuvent difficilement être applicables sans recours à des méthodes que d'aucuns peuvent juger "liberticides".
 
C'est le cas d'une proposition visant à installer une communication directe entre chaque ordinateur relié à l'internet et la base de données d'un éditeur de logiciel privé afin de pouvoir prouver devant un tribunal que l'internaute accusé de piratage avait bien mis en œuvre les moyens de protection (bientôt obligatoires), empêchant de fait tout recours.

Cette proposition n'est pas dangereuse en soi, mais elle ouvre la porte à des pratiques d'un nouveau genre : La surveillance systématisée des ordinateurs par des spywares "légaux"...

En outre, il est très simple pour qui maîtrise un peu l'informatique de contourner cette mesure.

Source : Le Sénat veut installer un spyware sur tous les ordinateurs par Guillaume Champeau 
Par subwheat
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Dimanche 26 octobre 2008 7 26 /10 /Oct /2008 18:02
Si vous avez été enfant dans les années 80, vous vous souvenez peut-être de cette publicité pour une peluche qui s'appelait "Murphy" ? La pub montrait des enfants faisant diverses bétises et la base line disait "C'est pas moi c'est Murphy !"

Pourquoi cette introduction capillotractée ? Tout simplement car il s'agit là du degré zéro de ce que l'on nomme dans le jargon militaire une opération dite de false flag. Il se trouve que ma plus grande fille pratique assez souvent cette technique lorsqu'elle accuse sa petite sœur d'une bétise qu'elle à elle même commise. C'est dans la nature humaine de se dédouanner d'une faute et par là même d'alléger le poids de sa conscience.

Là où le false flag se distingue de la simple diffamation, c'est lorsque qu'il devient l'objet de planification d'une stratégie :

On commet ou on laisse commettre une action (par exemple terroriste) dans le seul but faire endosser la responsabilité de cette action à son ennemi. Un peu tordu me direz-vous ? Certes, mais diablement efficace.

Cette pratique se retrouve à tous les échelons de la société et est pratiquée aussi bien dans les cours d'écoles que dans les grandes entreprises. Il s'agit d'une technique frauduleuse de manipulation de l'opinion, le seul moyen de lutter contre ces méthodes est de les décrire afin de mieux les connaître.


Pour ceux que cela intéresse (et qui parlent anglais) voici un document déclassifié du département U.S. de défense qui décrit en long, en large et en travers une opération de false flag proposée à J.F.K.



Par subwheat
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Jeudi 23 octobre 2008 4 23 /10 /Oct /2008 16:43

La diabolisation...vieux processus qui consiste à décrédibiliser et à destabiliser ses opposants. Pour ce faire, on les pointe du doigt comme la cause de tous les maux. Sorcières, juifs, chrétiens, musulmans, franc-maçons, banquiers (très à la mode)... Nombreux sont ceux qui ont eu le droit à leur 1/4 d'heure de diabolisation.

Or, nombreux sont les signes qu'une telle pratique à cours dans le petit landernau de nos médias (attention, je ne dit pas qu'elle n'a lieu que là, bien au contraire, de la cour d'école à la maison de retraite, chacun peut tour à tour être victime ou instigateur de ce genre de comportements)...pour faire court, ceux qui remettent en cause les thèses officielles, ceux-là on n'essaie pas de discuter avec eux, de confronter les arguments et de débattre...non, ceux-là sont soit fous (Marion Cotillard) soit antisémites (Jean-Marie Bigard).

En terme d'emploi de procédé rhétorique, on peut se demander s'il y a une différence entre le "juif imaginaire" des nazi, "le terroriste imaginaire" de G.W.Bush et "l'antisémite imaginaire" des sionistes...

Une des règles élémentaires du story-telling narratif est la constitution d'un antagoniste. Fédérer autour d'un ennemi est bien plus facile qu'autour d'idées ou de valeurs.

Edit : Il est intéressant de noter les propos de Guillaume Weil Raynal sur Thierry Messan. Il considère que parmi les tenants de la théorie du grand complot, certains extrêmistes  se référant aux "protocoles des sages de Sion" contribuent à décrédibiliser d'emblée toute remise en question de la véracité des thèses officielles en les taxant systématiquement d'antisémitisme. De là à penser que Messan serait un agent double mis en place pour allumer les contre-feux, on peut se noyer dans les conjectures les plus folles. D'autant qu'il confesse lui-même des liens étroits avec les services d'intelligence depuis son enfance :

Il se trouve que j’ai été élevé, adolescent, dans ce milieu. J’ai toujours connu des espions et je me suis toujours senti à l’aise parmi eux. Je connais leurs codes et leur dureté. 

Edit 2 : Curieusement, Guillaume Weil Raynal s'oppose farouchement à son jumeau Clément, journaliste à France télévision, lequel s'affiche ouvertement en tant que sioniste. Les Janus Weil Raynal seraient-ils l'archétype des ambivalences d'opinion qui existent au sein de la communauté juive entre les tendances de gauche et de droite ? Plus d'infos
Par subwheat
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